Depuis 2022, l’agression impérialiste russe ne vise pas seulement l’annexion illégale du territoire ukrainien. Elle s’attaque aussi à son identité, à sa langue, à sa culture.
La Russie bombarde systématiquement des bibliothèques, des théâtres, des cinémas, des musées, des opéras… De nombreux monuments historiques et bâtiments culturels ont été endommagés ou détruits. Dans les zones occupées, la langue ukrainienne est interdite.
C’est une guerre contre la mémoire collective, contre la liberté d’expression, contre le droit d’un peuple à exister.
En février 2025, le ministère ukrainien de la Culture et des Communications stratégiques a annoncé que 149 artistes ukrainiens ont été tués depuis le début de l’invasion russe à grande échelle.
Parmi eux, la photographe Iryna Tsvila, le graphiste Serhiy Pushchenko, les acteurs Pavlo Li, Roman Filonov et Pavlo Yeremenko, le soliste de l’Opéra national Artem Dotsyshyn, la romancière Victoria Amelina, le jeune poète et soldat Maksym Kryvtsov, Kostiantyn Starovytskyi, chef d’orchestre ukrainien tombé au front, et tant d’autres…
Volodymyr Vakulenko était l’un d’eux. Poète et écrivain pour la jeunesse, il a été enlevé puis exécuté lors de l’occupation de la région de Kharkiv il y a 3 ans. Il avait 49 ans. Auteur de treize livres, lauréat du prix littéraire Oles Ulianenko et du concours Les Martovytch, son seul crime est d’avoir été un patriote ukrainien.
Volodymyr Vakulenko incarne une génération d’artistes assassinés pour avoir défendu leur liberté et leur culture.
Nous continuerons à faire vivre leurs voix, à partager leurs œuvres et à honorer leur mémoire.
Dans le contexte où l’agresseur russe tente d’éradiquer l’Ukraine des cartes et des consciences, la résistance culturelle est plus que jamais nécessaire.